Naïve. Beaucoup trop même. C'est exactement le mot qui résume LA situation. Or, puis-je vraiment parler de situation dans ce cas ci ? Bien sûr, il y a toi et il y a moi. Avouons que les autres font partie intégrante de la dites situation, bien plus que toi même. Chacun y va de son petit commentaire, de sa petite opinion. Parfois j'aimerais leur dire " mais de quoi je me mèle ? " Après tout, si vous n'avez rien d'autre à faire allez y. Oscar Wilde disait " S'il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d'être quelqu'un dont on parle, c'est assurément d'être quelqu'un dont on ne parle pas." Cette phrase résume pas mal de ces complications. A vrai dire ce qui m'agasse le plus, c'est l'absence d'expressions et d'émotions. Tu peux sourire, rire, pleurer, raler, t'énerver, insulter, envoyer balader.. faire tant de choses mais je ne comprends pas, tu n'en choisis pas. Tu te permets de te laisser vivre, dans le sens où tu es si passif. Pourtant je dois avouer que j'aime tes sourires, lorsque je te vois, le regard timide et les pomettes redressées, je ne peux m'empecher d'avoir envie de rire et de te serrer fort contre moi. Ces instants sont rares, ceux où tu me serres dans tes bras. Pourtant j'adore ça, sentir ton odeur, et tes mes mains qui glissent le long de mes hanches.. Les frissons dans le cou du à ta respiration trop forte et surtout ce regard, ce sourire que j'aime tant. A ce moment là, je te désire tout entier. Non seulement ton corps mais toi, vraiment toi. Je sais qu'à cet instant précis, tu ne peux être plus sincère et arrête enfin de jouer un jeu envers les autres. Tu arrives à être toi même. Doux et tendre. Nous ne parlons pas. Je ne t'ai jamais dit tout ça et je ne sais si tu en as consience. ça m'est égale, car c'est celà qui fait partie de mon bonheur. Bien que tu ne me les accorde pas souvent, chaque instant qui se passe comme celà, où j'ai l'occasion de t'avoir pour moi, je le vis à fond. Ne pensant à rien d'autre, le monde extérieure n'exite plus. Il y a toi, il y a moi, il y a NOUS. Le temps s'arrête, j'ai envie de pleurer, d'hurler que je t'aime. Mais je me tais, je suis heureuse, tout simplement. ILLUSIONS!